‘New media’ has gained currency as a term because of its useful inclusiveness. It avoids, at the expense of its generality and its ideological overtones, the reductions of some of its alternatives. It avoids the emphasis on purely technical and formal definition, as in ‘digital’ or ‘electronic’ media; the stress on a single, ill-defined and contentious quality as in ‘interactive media’, or the limitation to one set of machines and practices as in ‘computer-mediated communication’ (CMC).
Le terme « nouveaux médias » s'est imposé en raison de son caractère inclusif. Il évite, au prix de sa généralité et de ses connotations idéologiques, le caractère réducteur de certaines de ses alternatives. Il évite de mettre l'accent sur une définition purement technique et formelle, comme dans les médias "numériques" ou "électroniques", d'insister sur une qualité unique, mal définie et controversée, comme dans les "médias interactifs", ou de se limiter à un groupe de machines et de pratiques, comme dans la "communication médiatisée par ordinateur".
New media, an oddly plural yet singular term, aggressively broke with and aged earlier forms of media; it also asserted a categorical similarity between disparate forms of media, from computer games to web pages, which were reclassified as “new.”
Le terme « nouveaux médias », étrangement pluriel et pourtant singulier, rompt agressivement avec les formes antérieures de médias et les vieillit ; il affirme également une similitude catégorique entre des formes disparates de médias, des jeux informatiques aux pages web, qui ont été reclassés comme "nouveaux".
New media theory is not comparable to topics in fields such as aesthetics, history or law where there is a largely agreed core of foundational writing that has shaped a discipline or subject area. Instead, [it] draws on many areas of academic work, including cultural history, cultural studies, economics, law, and politics. From our point of view, this is not an undesirable aspect of the field. New media is an exciting and challenging subject of inquiry partly because it is still emerging and adapting from other domains of knowledge. And precisely because studying new media means working across so many areas, claims to authoritative expertise in this field need to be treated with particular caution.
La New Media Theory n'est pas comparable à l'esthétique, l'histoire ou le droit, où il existe un noyau largement reconnu d'écrits fondateurs qui ont façonné une discipline ou un sujet. Au contraire, la New Media Theory tire profit de nombreux champs de recherche, notamment l'histoire culturelle, les études culturelles, l'économie, le droit et la politique. De notre point de vue, il ne s'agit pas d'un aspect indésirable du champ. Les nouveaux médias constituent un sujet d'étude passionnant et stimulant, en partie parce qu'ils sont encore en train d'émerger et de s'adapter à d'autres domaines de la connaissance. Et c'est précisément parce que l'étude des nouveaux médias implique de travailler dans un si grand nombre de domaines que les prétentions à une expertise faisant autorité dans ce domaine doivent être traitées avec une prudence particulière.
Steven Jones, 1994
Robert M. Shields, 1995
Susan Leigh Star, 1995
Mike Featherstone et Roger Burrows, 1996
Lynn Cherny et Elizabeth Reba Weisse, 1996
David Porter, 1997
David Trend, 2001
Martin Lister, Jon Dovey, Seth Giddings et al., 2003
Noah Wardrip-Fruin et Nick Montfort, 2003
Wendy Hui Kyong Chun et Thomas Keenan, 2005
Robert Hassan, 2006
The 1990s U.S. art world proved to be the most conservative cultural force in contemporary society, lagging behind the rest of cultural and social institutions in dealing with new media technologies. (In the 1990s a standard joke at new media festivals was that a new media piece requires two interfaces: one for art curators, and one for everybody else). This resistance is understandable given that the logic of the art world and the logic of new media are exact opposites.
Le monde de l'art américain des années 1990 s'est révélé être la force culturelle la plus conservatrice de la société contemporaine, en retard sur le reste des institutions culturelles et sociales pour ce qui est de l'intégration des nouveaux médias. (Dans les années 1990, une blague souvent racontée lors des festivals de nouveaux médias était qu'une oeuvre néo-médiatique nécessite deux interfaces : une pour les conservateurs d'art et une pour le reste du public). Cette résistance est compréhensible étant donné que la logique du monde de l'art et celle des nouveaux médias sont exactement opposées.
The ongoing digital revolution in present-day media technology represents an important new beginning in public life and is likely to have a fundamental influence on how individual, social groups, and society define themselves, how individuals come to know the world around them, and whether further generations succeed in sustaining an energetic public sphere and open market place of ideas.
La révolution numérique en cours dans les technologies médiatiques contemporaines représente un nouveau départ important dans la vie publique et est susceptible d'avoir une influence fondamentale sur la manière dont les individus, les groupes sociaux et la société se définissent, sur la manière dont les individus apprennent à connaître le monde qui les entoure et sur la capacité des générations futures à maintenir une sphère publique dynamique et un marché des idées ouvert.

This new […] Internet sought to move the default user from the lurker to the friend and envisioned social interactions as based on transparency.
Ce nouvel [...] Internet cherchait à transformer le statut de l'utilisateur par défaut, à le faire passer de spectateur à ami et envisageait les interactions sociales comme basées sur la transparence.
[I]n spite of popular Utopian rhetoric to the contrary, we believe that race matters no less in cyberspace than it does "IRL" (in real life). One of the most basic reasons for this is that the binary opposition between cyberspace and "the real world" is not nearly as sharp or clean as it's often made out to be. [N]either the invisibility nor the mutability of online identity make it possible for you to escape your "real world" identity completely. Consequently, race matters in cyberspace precisely because all of us who spend time online are already shaped by the ways in which race matters offline, and we can't help but bring our own knowledge, experiences, and values with us when we log on.
Malgré la popularité de la rhétorique utopique qui affirme le contraire, nous croyons que la race n'a pas moins d'importance dans le cyberespace qu'elle n'en a dans la "vraie vie". L'une des raisons les plus fondamentales en est que l'opposition binaire entre le cyberespace et le "monde réel" n'est pas aussi nette ou claire qu'on le prétend souvent. Ni l'invisibilité ni la mutabilité de l'identité en ligne ne vous permettent d'échapper complètement à votre identité dans le "monde réel". Par conséquent, la race est importante dans le cyberespace précisément parce que tous ceux d'entre nous qui passent du temps en ligne sont déjà façonnés par les façons dont la race est importante hors ligne, et nous ne pouvons nous empêcher d'apporter nos propres connaissances, expériences et valeurs lorsque nous nous connectons.
In a sense, the evolution of a pervasive graphical practice and culture on the Internet has come to resemble the visual culture of other media; finally there are enough producers of color and of colorful images on the Internet that one can legitimately speak of “black new media” just as one can speak of “black film,” “black art,” and “black theater.” In a sense, however, this merely signifies a repetition of the issues that plague the study of minority discourse in all visual cultures.
L'évolution d'une pratique et d'une culture graphique omniprésente sur Internet en est venue à ressembler à la culture visuelle d'autres médias ; il y a enfin suffisamment de producteurs de couleur et d'images colorées sur Internet pour qu'on puisse légitimement parler de "nouveaux médias noirs", tout comme on peut parler de "film noir", d'"art noir" et de "théâtre noir". Cependant, cela ne signifie que la répétition des problèmes qui affectent l'étude du discours des minorités dans toutes les cultures visuelles.
Me - watching the Comey hearing for the last hour... pic.twitter.com/OJ25SWHAKY
— Meghan McCain (@MeghanMcCain) June 8, 2017
Someone explain to me the point of fat shaming Sean Spicer? Is it just to humiliate him even more? What is this?! pic.twitter.com/70jMDM7SVQ
— Meghan McCain (@MeghanMcCain) June 20, 2017
Me... all day today. pic.twitter.com/OwpCahsMcG
— Meghan McCain (@MeghanMcCain) July 11, 2017

David Bollier, Viral Spiral: How the Commoners Built a Digital Republic of Their Own, The New Press, 2009.